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Face à… la covid 19
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19 Mai 2020 - DD
Face à… la covid 19

Depuis quelques mois, Pascal BLEU (Grand Mulhouse Athlétisme) est président du Comité départemental du Haut-Rhin. Autant dire au centre même du foyer de la crise sanitaire qui malmène notre pays depuis d’interminables semaines et affecte toujours notre quotidien malgré la sortie de confinement. Son regard face à la situation se teinte de sagesse et de réalisme et constitue une invitation à regarder l’avenir avec espoir. 

Pascal, comment avez-vous vécu la crise sanitaire en Alsace et en particulier dans le Haut-Rhin ? 

« Aujourd’hui, avec le recul, nos sentiments restent divers et multiples. Tout d’abord, tout le monde comprendra que les esprits dans le département ont été fortement et durablement marqués par des images qui étaient devenues notre quotidien, un quotidien angoissant et improbable et que les reportages qu’on pouvait suivre à la télévision ont traduit sans exagération. On n’est pas près d’oublier le ballet incessant des ambulances et des hélicoptères qui acheminaient les patients vers l’hôpital : c’était à la fois invraisemblable, surréaliste et terrible, et un de mes amis responsable au GMA disait que c’était comparable à l’onde de choc d’un tsunami.

La population n’a pourtant pas cédé à la panique ou à la psychose, même si nous étions tous bien conscients que le monde vivait une situation totalement inédite, même si dans les journaux, pendant plusieurs jours, six ou sept pages étaient noires d’avis de décès. Nous n’avons pourtant pas tous vécu cette crise de la même façon. Pour schématiser, nous avions d’un côté, ceux qui vivent à la campagne, et de l’autre, ceux qui habitent en ville, quelquefois dans des espaces restreints de dix, quinze ou vingt mètres carrés et qui ont réellement souffert du confinement. J’ai pour ma part très mal vécu en pensant à eux, aux gamins défavorisés des immeubles urbains, à certains de mes athlètes placés dans ce cas de figure et dont l’un m’a très vite avoué qu’il était complètement démoralisé.

Mon cas personnel est celui d’un privilégié : j’ai été confiné à la campagne, du côté de Morschwiller, dans la banlieue de Mulhouse, et je fais donc partie des Français qui n’ont surtout pas le droit de se plaindre de la période de confinement. Ces huit semaines m’auront même permis de découvrir des sites que je ne connaissais pas et de voir, comme beaucoup de Français, la vie avec un regard différent : la sortie de confinement va-t-elle nous faire oublier les vertus du télétravail, des visioconférences, d’un certain retour à la nature ?

Il y a eu le 11 mai, mais cette date n’a rien réglé dans les incertitudes qui pèsent toujours sur nous et dans notre questionnement par rapport à un avenir  à court ou moyen terme. Surmortalité, inquiétudes pour l’économie et pour l’humanité avec en toile de fond une question très préoccupante : le monde va-t-il s’en remettre ou s’écrouler ? À côté de cette interrogation, le retour aux affaires sportives apparaît bien secondaire. » 

Justement comment envisages-tu cette sortie de confinement pour l’athlétisme ? 

« Pour l’heure, il faut bien reconnaître qu’il subsiste beaucoup de flou pour la relance du sport. Même pour nous, dans le monde de l’athlétisme, qui, contrairement aux pratiquants de sports collectifs, bénéficions d’un feu vert ministériel et fédéral pour reprendre. À condition que les préfectures et les municipalités donnent leur aval, ce qui n’est toujours pas acquis de la même manière d’un club à l’autre. Il apparaît donc que la reprise est et sera difficile, parce que la tendance à ouvrir le parapluie, à se retrancher derrière les textes, la peur de tomber sous le coup d’une procédure, tout cela freine les bonnes volontés. Mais il faut avancer, il en va peut-être de la survie de certaines structures, avec en toile de fond le risque évident d’assister à une chute des licences.

Nous avons la chance que les collectivités se soient prononcées pour le maintien de leurs aides, et comme la fédération vient de mettre en place un calendrier pour l’automne avec des échéances nationales, il faut enclencher le mouvement à l’échelle locale et réfléchir aux bonnes modalités de reprise pour un retour qui soit le plus efficace possible à la pratique de l’athlétisme, tout en faisant tomber les appréhensions et en s’organisant de manière à programmer et accélérer les préparations et à éviter parallèlement les risques de blessures. Ce n’est pas une mince affaire. » 

Pascal, quels espoirs pourrait-on nourrir pour les prochaines semaines ? 

« Je ne ferai que répéter cette évidence prônée par tout le monde : la priorité, c’est la santé, le bien-être de tous. Il faudra continuer à rester prudent, même si la joie de se retrouver est très forte du fait que la vie en groupe a été fortement impactée. Notre résilience doit et va se matérialiser, parce que nous saurons nous adapter. Après une crise, il y a toujours eu renaissance, et je suis sûr que la société saura rebondir. Espérons surtout qu’elle aura su se débarrasser de ses travers pour réussir au mieux cette sortie de crise. »

J-P. DELOY

 

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